Posts by Daïkyokan Dojo

Toshiro

»Posté par le 9 janvier 2015 in Portraits, Retours de stages, Toshiro Suga | 0 commentaire

Toshiro est un excellent professeur d’Aïkido d’origine japonais (d’où vient l’Aïkido). Il est sur Paris et ne vient dans les Landes que pour animer un stage qui a lieu généralement le premier week-end du mois de Janvier. Quand Toshiro fait des stages, il a l’habitude de raconter des histoires en rapport avec les techniques que nous faisons. Et ce qui est drôle, c’est que tout ce qu’il nous dit, ça nous permet de comprendre d’où viennent toutes ces techniques, leurs racines, leurs origines. Et cela nous permet aussi de comprendre pourquoi elles ont été créées. Et ça, c’est vraiment GÉNIAL !!!!! 2015 Et là, nous entamons l’année 2015 et le stage était les 3 et 4 Janvier 2015. Aujourd’hui, c’est le 4 janvier 2015, cela veut dire que le stage est fini et qu’il va falloir attendre 2016 pour pouvoir le revoir? Non ?! Mais pour moi, cela veut dire autre chose !! Pour moi, ça veut dire : que j’ai fait un stage avec un professeur qui descend de Paris pour nous transmettre tout son savoir, que si je n’avais pas fait ce stage, je n’aurais rien appris sur les secrets de l’Aïkido, que grâce à tout ce que j’ai vu, j’apprends plus de choses sur l’histoire de l’AÏKIDO, les stages nous permettent aussi de faire de nouvelles rencontres, de communiquer avec des personnes qui viennent par exemple de Nantes, de Bordeaux, de Bretagne et il y en a même qui n’hésitent pas à venir de l’Espagne pour faire un stage de 2 jours !! et surtout : « J’AI PASSÉ UN SUPER WEEK-END !!!!!!!!! #:-D» Tous les stages que je fais agrandissent l’amour que je consacre à l’aïkido et agrandit aussi mon épanouissement.                                               ...

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Entretien avec Jean-Marc Chamot

»Posté par le 4 mai 2012 in Portraits | 0 commentaire

  Quand as-tu commencé à pratiquer ? J’ai commencé l’aïkido il y a 33 ans, en 72, 73. J’ai eu beaucoup de chance parce que mon premier professeur était quelqu’un d’extrême­ment ouvert et d’extrêmement charismatique. Il donnait donc vraiment envie d’apprendre, et c’est grâce à lui que j’ai continué, en passant à travers les années en dépit des difficultés qui se présentent toujours à un moment donné. Qui était-ce ? C’est un monsieur qui enseigne toujours. Il est à la retraite : il a passé 65 ans. Il s’appelle Yvon Penglaou. C’est un Breton, un ancien rugbyman, judoka, très costaud : un monsieur de plus d’un mètre 80. Il avait commencé dans les années 60 chez un élève d’André Nocquet, Roger Lefèvre qui, à l’époque, était un des trois meilleurs pratiquants de chez Nocquet, quand ce dernier est revenu du Japon. Roger était aussi un ami de Mariano Aristin qui venait parfois au dojo, et j’ai travaillé avec eux. J’avais 16, 17 ans, j’habitais alors dans la banlieue sud de Paris et, dès la première année – j’ai accroché tout de suite – Yvon m’emmenait dans son ancien dojo à Cachan, dans la banlieue sud de Paris, et là j’ai eu la chance de pouvoir suivre les cours pendant plusieurs années avec Michel Drapeau , Max Méchard qui venait régulièrement, Michel Bécart qui venait de temps en temps et Mariano Aristin qui venait aussi occasionnellement par amitié pour Roger Lefèvre, lequel était à l’épo­que le trésorier de la fédération. Michel Drapeau, Max et Michel Bécart étaient des gens qui venaient de chez Noro directement. C’était extrêmement intéressant pour le jeune lycéen que j’étais alors…  Après avoir passé mon bac, je suis parti un an pour bourlinguer, j’ai vécu un moment en Angleterre. Je suis revenu et j’ai fait des études d’anglais. C’est comme cela que je suis devenu professeur d’anglais. J’ai enseigné en collège, en lycée, et maintenant à Paris X, à la faculté de Nanterre où j’enseigne l’anglais du sport aux sportifs qui préparent entre autres des diplômes pour être professeurs de sport. Est-ce que tu te souviens de pourquoi tu as commencé l’aïkido ? Pourquoi j’ai commencé l’aïkido ? La véritable histoire est assez simple. Dans ma classe, à l’époque, j’avais un camarade qui préparait son 2e dan de judo. Il était très bon et concourrait en championnat de France. On s’entendait bien, et je lui ai dit : « Moi aussi je voudrais faire du judo, ou un autre sport de combat ». Il m’a répondu : « Tu es déjà trop vieux, si tu veux avoir des résultats, viens faire de l’aïkido. Je prépare mon Brevet d’Etat, il faut faire du judo, mais aussi du karaté et de l’aïkido. Viens faire de l’aïkido, le prof est super, tu vas voir, ça va te plaire et il prend les gens qui commencent plus âgés ». Je suis allé voir de l’aïkido comme ça, c’est un hasard, je n’en avais jamais entendu parler. En fait j’avais hésité entre l’aïkido et le karaté, parce qu’il y avait un très bon club dans la ville où j’habitais et c’est par amitié pour mon copain Gilles que je suis allé faire de l’aïkido. Mais c’est vrai que dans les années 70 c’était l’époque de Bruce Lee, on cherchait la bagarre et en aïkido, souvent on se testait… c’était une époque un peu rugueuse, quoi ! Après, quand j’ai commencé mes études à Paris, j’ai voulu suivre l’enseignement de Michel Drapeau, mais il travaillait dans le milieu du pétrole et donc il partait plusieurs mois travailler sur des plate-formes pétrolifères, à Abou Dabi, en Algérie, il n’était pas régulière¬ment là. Je suis allé quelques temps chez Michel Bécart, jusqu’à ce que Jacques Bonemaison arrive sur Paris. Il travaillait très, très fort et j’avais la chance qu’il donne le midi des cours au magasin du Printemps où il y avait un petit dojo et le soir à Asnières, deux fois par semaine. J’ai commencé à tourner avec lui, à faire tous les stages, ça s’est enclenché à ce moment-là. Et puis Michel Drapeau venait de temps en tempsici, à Asnières aussi. À la fin des années soixante-dix quand Daniel Toutain a quitté Me Noro et a rejoint le groupe de Tamura Senseï, j’ai beaucoup tourné avec lui. En 1978, pendant un an, j’étais à l’armée, mais je suis resté sur Paris et tous les soirs je m’entraînais ici avec Jacques Bonemaison, ou bien chez Daniel Toutain, et le midi j’allais souvent m’entraîner dans d’autres clubs. Comme je faisais mon service militaire dans les codes secrets, j’avais des horaires un peu déca­lés et raccourcis par rapport à la...

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René VDB, la sincérité et la passion d’un budoka

»Posté par le 4 mai 2012 in Portraits | 2 commentaires

  Tu as passé toute ta vie au Havre ? Non, je suis natif de la Sarthe. Je suis né à 7 km du Mans, et je suis arrivé à l’âge de 17 ans au Havre. Avec tes parents ? Non, tout seul. Parce que je suis un petit garçon de l’Assistance Publique avec mes frères et sœurs. Je suis arrivé au Havre à l’âge de 17 ans. Auparavant, j’ai fait la plonge et le serveur dans la restauration, et je me suis dit que ce métier n’allait pas être pour moi, parce que je serais pris les jours de fête et j’ai décidé de faire autre chose. Donc je suis arrivé au Havre pour apprendre le métier de peintre en bâtiment. Ensuite j’ai été pendant des années en ap­prentissage, puis je me suis mis à mon compte pendant 6 ans, ça marchait très bien, ensuite j’ai terminé comme chef de travaux dans une entreprise. Je pratiquais l’aïkido, et cela a été pour moi important, de pouvoir travailler pour gagner ma vie et en plus prati­quer l’aïkido. J’ai énormément travaillé en aïkido, énormément. Lorsque j’ai commencé l’aïkido, j’avais 24 ans. Je suis arrivé dans un dojo de judo très réputé au Havre. J’ai regardé et j’ai vu une affiche avec un samouraï. Il y avait marqué aïkido dessous. Et je dis au professeur de judo, « mais c’est quoi l’aïkido » ? « Oh c’est pour les han­dicapés, ce n’est pas fait pour vous » et je me suis dit « mais pourquoi dit-il ça ? » Parce que j’étais quand même espiègle et je voulais toujours savoir pourquoi les gens disaient des choses. Je suis allé voir, j’ai regardé l’aïki et je me suis dit « ah, ce n’est pas mal ». Le professeur était impressionnant, par sa stature, sa taille dans le dojo, il repré­sentait, il sortait quelque chose. Et il me dit « Vous voulez pratiquer ? » Et je lui dis « Eh bien écoutez, je regarde ». J’ai dû rester ¼ heure, il y avait 7/8 personnes sur le tatami ; il me dit « vous voulez commencer quand ? » et je réponds « je reviens la semaine pro­chaine ». Il s’est dit : « comme tous ». Il y en avait plein, qui venaient et qui regar­daient. La semaine d’après, je suis venu, je me suis inscrit et j’ai commencé. Et depuis ce jour je n’ai jamais arrêté. C’est dans ma mémoire, le 18 septembre 64, j’ai commencé l’aïkido, et j’ai continué. Au bout de 3 ou 4 mois je ne trouvais pas cela aussi dynamique que je l’espérais, et j’avais envie de changer. J’ai bien fait de continuer puisqu’en jan­vier 65, il a invité Maître Noro, et Senseï est venu dans le dojo. Je crois que cela a été pour moi déterminant : c’était extraordinaire de le voir travailler et de pouvoir en plus être à son contact, moi qui était tout jeune et un petit peu fou fou, plein de fougue, plein d’incohérences dans ma façon d’être. L’époque était comme ça, aussi, on avait envie de vivre, envie de s’amuser, et de faire les choses, sans excès, mais de faire tout, tout ce qu’on pouvait utiliser. On allait courir, on faisait des tas de choses, on aimait ça ; peut-être le fait d’avoir travaillé très jeune m’a donné cette envie de l’effort. Je crois qu’aujourd’hui malheureusement, le goût de l’effort se perd. Les gens sont toujours en train de se plaindre. Pour moi, franchement, la vie est belle. L’aï­kido a une importance capitale dans ma vie. Ça m’a structuré, ça m’a appris plein de choses. J’ai côtoyé les autres qui m’ont apporté énormément, par­ce que le contact avec les autres per­sonnes fait que tu te construis. Avec Maître Noro c’était génial, on ne par­lait jamais de passage de grade, on ne parlait pas de ça. Et ton professeur s’appelait comment? Monsieur David Et lui, il est d’ici ? Oui il est natif du Havre. Avec qui a-t-il appris l’aïkido ? Monsieur David a appris l’aïkido d’André Noquet et de Tadashi Abe. Il al­lait aux stages de Tadashi Abe. Mais l’aïkido était à cette période très peu connu. Ce sont surtout les judokas qui ont commencé à faire de l’aïkido. Pour Jean Zin par exemple et Tadashi Abe, c’était une période difficile – ils com­mençaient à pratiquer l’aïkido et sur­tout à l’enseigner – parce qu’il y avait des tests. … des tests ? Eh bien ils testaient les gens. Pour eux l’aïkido n’était pas quelque chose d’as­sez virulent. Mais je pense que les ju­dokas qui ont fait de l’aïkido à cette pé­riode avaient une autre image...

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Une question d’intégrité physique

»Posté par le 10 avril 2012 in Technique et pratique | 0 commentaire

    Aujourd’hui, notre société s’inquiète de sa santé. Sans créer un tableau noir trop pessimiste, observons le monde. Sur tous les continents, la violence, l’agressivité se propagent dans la rue, au travail, au sein même de la cellule familiale… Face à ces maux, l’homme cherche à se protéger. Une des réponses ne se trouve-t-elle pas dans le Budo ? Car l’objectif de la voie martiale vise à la non violence par la maîtrise de ses pulsions : colères, peurs. L’Aïkido, en qualité de Budo japonais, répond parfaitement à cette finalité. La pratique régulière des techniques participe à mieux connaître ses limites, à mieux se centrer donc à trouver un nouvel équilibre à la fois mental et physique. L’Aïkidoka se trouve alors davantage en harmonie dans la société moderne. Un mental renforcé, une capacité de réagir exacerbée… Tout cela participe à apaiser l’esprit et à tempérer l’ego de chacun. C’est aussi l’ouverture du chemin de l’esprit et à tempérer l’ego de chacun. C’est aussi l’ouverture du chemin de l’esprit au cœur. Réaliser cette dimension humaine n’est possible qu’avec l’étude assidue de l’Aïkido, comme des autres Budo japonais. Une question d’éducation Pouvons-nous dire que l’Aïkido et la self-défense sont liés ? Répondre oui serait incorrect, mais répondre non serait inexact. Pour éviter toute mauvaise interprétation, ce serait une erreur de signifier que l’Aïkido est une méthode de self-défense. Les Aïkidoka n’ont pas cette prétention. Cependant, la notion de self-défense, l’idée de « se protéger soi-même », existe sur le plan technique, même s’il ne s’agit pas du but exclusif de l’Aïkido. C’est une partie intégrante. Car, si aujourd’hui, les professionnels de la sécurité et les forces de l’ordre s’intéressent de plus en plus à l’Aïkido, c’est parce qu’il y a bel et bien une raison ! Je pourrais citer par exemple un haut responsable de la police qui m’a dit : « J’ai choisi l’Aïkido pour mes hommes, car je veux des hommes réfléchis ». En fait, il expliquait vouloir des hommes capables de maîtriser toute situation sans violence. Quelles techniques répondent le mieux à une agression ? Ne confondons pas la réalité de la rue avec une pratique tatami. Les unes sont vulgaires et violentes, celles de Budo sont systématiques, réglées. Les buts ne sont pas les mêmes. Un combat de rue naît de l’agressivité. Il en ressort de la violence, une énergie destructrice. Les techniques du Budo ont au contraire pour but de préserver la vie. C’est une question d’éducation. En principe, les aïkidoka, confirmés dans leur pratique du Budo, possèdent les moyens de répondre sans violence à une situation d’agression. Mais, il serait aventureux de dire que telle technique est plus efficace qu’une autre. Chaque situation appelle une technique différente. On ne choisit pas la technique, c’est une réaction mentale et physique spontanée. L’Aïkido peut devenir une arme efficace à condition que sa philosophie de non-violence soit bien comprise. Les quatre méthodes de l’Aïkido efficace Ko Taï : c’est le premier niveau de travail solide et précis. On emploie la force physique dans le but de renforcer l’ossature et la musculature pour construire les fondations. C’est l’état solide. Ju Taï : c’est le travail avec la souplesse, sans contraction inutile contre attaque ou saisie appliquée brutalement. C’est l’état fluide Eki Taï : c’est agir juste avant l’attaque, le partenaire ne parvient pas à vous toucher. C’est l’état liquide. Ki Taï : vous guidez votre partenaire. Il est enveloppé et englobé. Vous êtes insaisissables, Il n’y a plus de partenaire ou d’adversaire. Cet état de perfectionnement est le but de tous les aïkidoka. L’adversaire ou l’ennemi n’existe pas, il est absorbé à l’intérieur de soi-même. Cet état en japonais est nommé « Kimusubi ». En outre, dans cette richesse inépuisable, n’oublions pas le rôle de l’atemi que nous ne devons pas confondre avec le coup de poing du Karate. L’atemi est utilisé dans toutes les techniques d’Aïkido sans exception. Ate, provenant d’Ateru, signifie estimer, évaluer avec précision l’endroit voulu. Mi signifie le corps. En Aïkido, le but de l’Atemi est de provoquer  une douleur aux points vitaux, perturber la concentration de l’adversaire et dominer sa volonté d’attaque. Il est bon de préciser qu’un Atemi fort peut engendrer des conséquences irréparables (évanouissement, paralysie ou mort). Mais n’oublions pas que ces points vitaux sont aussi utilisés pour guérir et réanimer. Il est donc important d’avoir une bonne connaissance de l’anatomie.  ...

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La parabole de l’eau et de la lune

»Posté par le 10 avril 2012 in Histoire et philosophie | 0 commentaire

                  L’une des paraboles les plus populaires que l’on retrouve fréquemment dans le Zen et les arts martiaux japonais traditionnels, est celle de l’eau et de la lune. Dans le Zen, il y a un Koan (un enseignement) qui s’appelle « les deux lunes ». Un jeune aspirant à la prêtrise interroge son maître à propos de l’essence du Zen. Le maître lui signale alors l’eau calme de l’étang et lui demande : quelle est la lune « réelle », celle qui se reflète dans l’eau ou celle qui apparait la nuit dans le ciel ? En essence, ces deux lunes sont le reflet de l’activité des esprits qui perçoivent constamment « deux » réalités : celle du monde tel qu’il nous apparaît et le monde que nous créons dans nos esprits. De grands sabreurs du passé faisaient souvent référence à cet enseignement. Dans les arts martiaux nous apprenons et nous nous concentrons souvent sur ce qui semble être la lune (le reflet dans l’eau) et nous ne percevons pas celle qui se trouve là-haut dans le ciel. Comment savons-nous si la lune est réelle alors que nous ne pouvons pas même la toucher ? Est-ce la même illusion pour les deux lunes, celle qui se trouve dans le ciel et la lune reflétée dans l’eau ? Dans le Zen, l’esprit doit être vide pour recevoir tout ce qui se trouve autour de lui sans apriori. Dans les arts martiaux cela veut dire appréhender l’adversaire et l’attaque tels qu’ils sont réellement et non tels que nous les percevons. Yagyu Renyasai, l’un des plus grands sabreurs du japon féodal fut un maître de l’école de l’épée de Yagyu Shinkage Ryu. Yagyu fut le fondateur de cette école et l’instructeur personnel du premier Shogun, Tokugawa Ieyasu. Renyasai devint l’héritier du Owari, une branche du Shinkage Ryu. Il ne se maria jamais et consacra sa vie entière aux arts martiaux. Outre sa réputation de grand sabreur, il était aussi un expert de la cérémonie du thé et un poète. Il existe beaucoup d’histoire et de légendes sur lui et sur sa réputation qui apparaissent souvent dans les films de Samouraï. Yagyu Renyasai était extrêmement intéressé par la conception d’une arme parfaite pour le combat. Il fit appel à une multitude de forgerons. De ses conceptions personnelles on a gardé la Yagyu Koshirae, la monture du sabre telle qu’il la dessina lui-même, et le Yagyu, la garde.Seules quelques-une d’entre elles furent forgées par lui et il céda la plupart à ses élèves les plus remarquables. Elles sont extrêmement rares aujourd’hui. Les collectionneurs d’épée japonaise essayent désespérément de trouver l’un ou l’autre exemplaire et paient des prix exorbitants pour les conserver. Il est rare qu’un sabreur puisse concevoir et fabriquer ces propres gardes, mais le phénomène n’est pas tout à fait inconnu. Un autre sabreur fameux dans ce domaine fut Miyamoto Musashi qui fabriqua quelques gardes pour son propre usage avec Togo Jui, le fondateur d’une autre école de sabre célèbre : Jingen Ryu. Les gardes de Yagyu sont peu usuelles et chacune d’elle exprime un enseignement secret de l’école Yagyu Shinkage Ryu. Renyasai aimait beaucoup la représentation de la parabole de l’eau et de la lune et il l’utilisait fréquemment dans ses gardes. L’un des rares exemples est celui que nous vous présentons ici. Entre les vagues on peut voir le léger dessin de la lune en croissant se reflétant dans l’eau. On croit qu’il essayait ainsi de transmettre un enseignement à ses élèves dans le plus pur style de l’école. Nous pouvons vous offrir aussi un deuxième exemple : celui de Maru-Nami, le déferlement des vagues, un dessin où n’apparaît pas la lune. Ces gardes ne sont pas aussi sophistiquées que certaines autres incrustées d’or ou ayant fait l’objet d’un travail artisanal, mais elles possèdent quelque chose de puissant qui nous permet d’imaginer l’esprit et l’énergie de Yagyu Renyasai, qui les animaient. Une légende connue raconte que Renyasai, ne parvenant pas à trouver une garde suffisamment  forte pour être digne  de lui dans la bataille, décida donc de fabriquer ses propres gardes. Après avoir forgé ses gardes, il les plaçait dans du mortier et les pilonnait avec un marteau. Il n’utilisait alors que celles qui, suffisamment solides, avaient « réussi » l’épreuve. Plus tard que les gardes de ses sabres furent façonnées dans un cuivre fin et « fragile ». Il expliquait cela ainsi : « j’ai atteint une phase de mon entraînement dans laquelle je n’ai plus besoin de me confier à la garde d’un sabre pour ma protection ». Peut-être avec cela, pouvez-vous vous approcher de ce que Yagyu Renyasai essayait d’enseigner à ses élèves il y a plus de 350 ans. Kensho...

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