Portraits

René Van Droogenbroeck

»Posté par le 11 mars 2012 in Portraits | 0 commentaire

Né le 23 janvier 1941 à Changé (Sarthe) Il commence en tant qu’apprenti cuisinier, puis vient au Havre à l’âge de 18 ans pour suivre une formation de peintre en bâtiment. Il fait son service militaire en Algérie, puis se marie en 1963. Il commence l’aïkido le 18 septembre 1964 à l’âge de 24 ans. Son premier professeur est monsieur David, un pionnier qui avait étudié avec maître Tadashi Abe. Il rencontre ensuite maître Noro alors qu’il n’est que 4e kyu. Il suit de nombreux stages avec des maîtres, Tada, Nakazono, Asai, puis travaille avec Tamura pendant plus de 30 ans. Il fat un séjour au Japon pour étudier avec Morihiro Saito sensei. Il devient cadre technique national de la Fédération française d’aïkido et de budo (FFAB), poste qu’il quitte en 2010 à la mort de Tamura sensei. Il s’initie également au karaté, pratique le kendo pendant 20 ans, ainsi que le iaido (école Musō shinden ryū) ; il devient directeur technique adjoint de la Fédération européenne de iaido. Il choisit le paulownia (kiri 桐), un mon traditionnel, comme symbole. Il est nommé 7e dan le jour de ses 40 ans de pratique du Budo. Il enseigne l’aïkido et le iaido au Havre, et anime régulièrement des stages en France et à l’étranger. Il s’éteint le 14 février 2012 des suites d’une longue...

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Nebi Vural

»Posté par le 11 mars 2012 in Portraits | 0 commentaire

    Né le 29 septembre 1951 à Çıldır / Turquie. Il débute l’étude des arts martiaux à l’age de 15 ans, puis il commence la pratique de l’aïkido en 1973 sous la direction de Maître Nobuyoshi TAMURA. Très proche des experts japonais et élève assidu et dévoué de Maître Nobuyoshi TAMURA, il est le modèle du parfait disciple, respectueux de l’étiquette. Il est actuellement  CEN (Chargé d’Enseignement National) à la FFAB et directeur technique de l’Organisation Eurasia Aikido.  Il se déplace aujourd’hui toutes les semaines pour promouvoir l’Aikido dans le monde entier et continue d’assurer deux jours par semaine les cours dans son club de...

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Entretien

»Posté par le 5 mars 2012 in Daniel Leclerc, Portraits | 0 commentaire

AJ : Quand a commencé ta vie d’aïkido ? DL : Ma vie d’aïkido commence en 1973, à Nancy. Je ne sais pas pourquoi je voulais faire de l’aïkido, mais je voulais absolument en faire. Je pense que ça se rapporte à un souvenir d’enfance : j’ai vu une démonstration d’aïkido quand je devais avoir environ huit ans. Ça m’a tellement fasciné que c’est, je pense, à ce moment-là que j’ai pris inconsciemment la décision de pratiquer l’Aïkido. Je me suis donc inscrit au SHOBUKAI de Nancy dès que je suis devenu indépendant, notamment au niveau de la voiture. Encore aujourd’hui, je ne regrette pas ce choix, parce que j’y ai rencontré un enseignant (Paul Friedrich) et des pratiquants qui ont su me transmettre leur passion pour cet art. Trois mois après mon inscription, je participais à mon premier stage et y rencontrais pour la première fois Tamura Sensei et Tiki. C’est un souvenir plutôt marquant. Le stage se tenait à Belfort, en décembre 1973. Je ne me souviens plus précisément pourquoi, mais nous sommes arrivés en retard et le cours avait déjà commencé. À cette époque, les stages ne se déroulaient pas dans de grandes structures comme aujourd’hui et il y avait beaucoup moins de monde. Bref, au moment où j’ai ouvert la porte pour entrer dans le dojo – il fallait passer par le dojo pour aller au vestiaire –, Sensei était en train de démontrer un mouvement au sabre avec Tiki et ils ont tous les deux poussé un kiaï tonitruant, qui m’a un peu… saisi, c’est le mot juste. Ce n’était pas de la peur, non ! J’ai été saisi comme quand j’entends des grandes orgues, un picotement particulier à la base de la colonne vertébrale. Chaque fois que j’écoute des grandes orgues, j’ai cette même sensation. La cornemuse aussi. Donc mon aventure en Aïkido commence en 73. C’est aussi l’époque où Chiba Senseï commençait à diriger des stages en France, en Belgique, en Suisse. Comme j’étais étudiant et que je disposais d’un peu de temps, la passion et l’enthousiasme aidant, j’ai suivi Chiba Senseï dans tous ses stages. Il m’a appris la chute…, à mon corps défendant. Je me souviens qu’à cette époque, il avait un uke anglais du nom de Mikel. À chaque fois qu’il l’appelait pour démontrer, j’avais mal pour lui. Ce type était littéralement détruit. À l’occasion d’un stage, il s’était « amusé » à compter toutes ses blessures et en avait dénombré 35 ! Mais je ne regrette pas mon apprentissage avec Chiba Senseï qui devait avoir, à cette époque, moins de trente cinq ans, Il était tonique et vigoureux, mais il m’aimait bien. Il me prenait fréquemment comme uke. Avec lui, je « dérouillais ». À l’occasion d’un stage, il a appelé Tiki pour qu’il traduise quelque chose qu’il tenait absolument à me dire : « Dis à ce type qu’il a bon corps pour faire Aïkido. Alors qu’il ne m’oblige pas à le détruire ! ». J’avoue que cette phrase m’a laissé longtemps perplexe et c’est seulement après de nombreuses années que je l’ai comprise, enfin je crois ! Je pense qu’il voulait parler de ma façon de faire Uke, c’est-à-dire la différence entre : subir et accepter. AJ : Quel âge avais-tu en 1973 ? DL : 19 ans. AJ : Donc la première fois que tu as vu de l’Aïkido, cela devait être au début des années soixante. C’était un film ? DL : Non, non ! C’était une démonstration, dans une école primaire à Vandoeuvre, dans la banlieue de Nancy. Je pense que c’est René Trognon qui a fait cette démonstration. Quand je lui en ai parlé, longtemps après, il m’a répondu que ce n’était pas impossible. À cette époque, il suivait Maître Nocquet. Rétrospectivement, je pense que ce qui m’a fasciné est, comment dire… l’esthétique, … c’était beau à voir, élégant, harmonieux. Je ne sais pas si tu as remarqué, mais même de l’aïkido mal fait est beau à voir en vidéo. Je ne pense pas si cela tienne uniquement au costume bien que, sans hakama, l’impact visuel n’est pas le même. C’est, je crois, la gestuelle, l’enchaînement dynamique et harmonieux des techniques qui rendent l’Aïkido aussi esthétiquement attrayant. Rien que pour cette simple et objective considération, l’Aïkido de O’Sensei mérite d’être appelé « art ». Il a créé une discipline chorégraphiquement belle à voir, que l’on soit pratiquant ou pas. J’ai eu cette même sensation la première fois où j’ai vu Tiki pratiquer l’Iaï : j’ai voulu apprendre cette discipline et j’aurais même accepté de mourir pour le faire. Je n’ai, heureusement, pas eu à le faire. Il...

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Malcolm Tiki Shewan

»Posté par le 3 mars 2012 in Malcolm Tiki Shewan, Portraits | 0 commentaire

  6ème Dan Aïkido   Brevet d’Etat 2ème degré   Chargé d’Enseignement National de la Fédération Française d’Aïkido et de Budo   Directeur Technique de la Fédération Européenne de Iaïdo     Né le 19 Mai 1951 à Somerville dans l’état de New Jersey aux U.S.A. Très tôt, dés l’age de 6 ans il commence la pratique de l’escrime (épée et sabre) sous la direction de Maître Frederick Rhodes, ancien officier prussien, parmi les plus fines lames d’Europe, au RHODES ACADEMY OF FENCING. A 8 ans, il débute le Judo au renommé BUDOKWAI DE LONDRES. En 1962, de retour aux U.S.A. il se consacra exclusivement à l’escrime sous la direction de Maître Rhodes. Ce fut au Rhodes Academy qu’il fit ses premiers pas dans l’étude du IAIDO, l’art du dégainage du sabre japonais, sous la direction d’un maître japonais de Kendo et de Iaido, le Révérend Khan, moine bouddhiste au temple Zen de New York.   A 17 ans, profondément intéressé par cette pratique, il suit assidûment des cours sous la direction de Maître Otani Yoshiteru, enseignant de Tenshin Sho Jigen Ryu et Muso Shinden Ryu.   A 18 ans il termine ses études secondaires au Portsmouth Priory aux U.S.A., et sa réussite aux University Entrance Exams lui permet de poursuivre des études de LANGUES MODERNES à l’UNIVERSITE D’OXFORD en Angleterre. Il étudie le français, l’italien, l’allemand, l’anglais ainsi que le latin et le grec ancien. Il y continue sa pratique de l’escrime sous la direction de Maître Bela Imregi et son étude du Iai a chacun de ses voyages aux U.S.A.   A 19 ans ses études le conduisent à Lausanne en Suisse où il poursuit ses études de langues modernes. Il commence l’AIKIDO à l’AIKIKAI de LAUSANNE avec J.M. Burnier et D. Brunner comme professeurs. Peu de temps après, il fait la connaissance de Maître Tamura Nobuyoshi. De l’avis de M. Shewan, cette rencontre fut le tournant de sa vie. Il abandonne l’escrime pour s’adonner entièrement à l’étude de l’Aikido et d’autres disciplines martiales japonaises aux cotes de Maître Tamura. Dès ce jour, il consacre 4 à 6 heures à sa pratique quotidienne de l’Aikido jusqu’en 1981, date à laquelle M. Shewan entreprend un voyage de 15 mois au Japon.   En 1972 il se voit délivre le Premier Dan d’Aikido.   En 1973 M. Pierre Chassang lui propose un poste d’enseignant à l’Aiki Club de Cannes. Honoré par l’offre, il déménage de Suisse pour venir habiter Cannes. La proximité de Maître Tamura lui fournit une occasion inespérée de le suivre avec assiduité. En 1974 il obtint le diplôme d’enseignant FUKUSHIDOIN et se voit confier des taches de responsabilité technique (DTR) au sein de l’U.N.A. (l’Union Nationale d’Aikido), particulièrement en Midi-Pyrénées et en Côte d’Azur. Il contribue par ses cours réguliers à la fondation de la Fédération Monégasque d’Aikido. A cette même période, du fait de son activité au sein de l’U.N.A., un dossier complet est déposé à son nom pour l’obtention du Diplôme d’Etat 2em degré de professeur d’Aikido par équivalence avec l’ensemble des cadres fédéraux. Cependant la loi de l’époque ne prévoyait pas la délivrance de ce diplôme aux personnes de nationalité étrangère. Néanmoins, M. Shewan a continué de remplir son rôle de Responsable Technique Fédéral qu’il n’a cessé d’assurer depuis. Il obtint le 2ème Dan d’Aikido en 1975.   Fréquentant toujours le dojo de Maître Otani lors de ses visites familiales aux U.S.A., il y rencontre, en 1975, Maître Mitsuzuka Takeshi avec qui il put perfectionner son étude du Iaido Muso Shinden Ryu et s’initier à la pratique de Shindo Muso Ryu Jodo. De part sa capacité pour les langues, y compris le japonais, M. Shewan joue un rôle actif également au sein de la Fédération Européenne d’Aikido (F.E.A.) dont Maître Tamura est le Conseiller Technique.   En 1975, elle invite Doshu Kishomaru Ueshiba à visiter les pays d’Europe. Durant cette tournée M. Shewan sera accompagnateur et lui servira d’Uke pour la plus grande partie des démonstrations. A la fin de sa visite, le Doshu assiste en Espagne à l’assemblée constitutive de la Fédération Internationale de l’Aikido. Dès lors, M. Shewan participe dans les travaux de cette organisme du fait de ses capacités de traducteur.   En 1977, à la suggestion de Maître Tamura, la F.E.I. (Fédération Européen d’Iai) est créé et M. Shewan est nommé Conseiller Technique. Son intérêt constant pour la pratique du sabre, allié à l’expérience acquise sur le terrain au cours des stages intensifs sous la direction de divers maîtres d’aikido comme Maître Chiba, Maître Nakazono, Maître Tada, Maître Arikawa, et d’autres, lui ont donné non seulement une excellente pratique des techniques à mains nues,...

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Daniel Leclerc

»Posté par le 3 mars 2012 in Daniel Leclerc, Portraits | 0 commentaire

    5ème Dan Aïkido (Aïkikaï So Hombu)   Kuden de la Fédération Européenne de Iaï (équivalent 5° – 6° Dan)   Shomokuroku de la Shinto Muso Ryu Jo Jutsu (équivalent 5° – 6° Dan)     Né le 25 octobre 1954 1973 Septembre: début de la pratique au club universitaire de la faculté de Nancy (dans le Nord-Est de la France) et au SHOBUKAI de Nancy sous la direction technique de Paul Friedrich, professeur D.E. 3ème dan. Novembre: premier stage et première rencontre déterminante avec Pierre CHASSANG (6ème dan) le plus ancien pratiquant français – voire européen – d’AIKIDO, l’un des dirigeants des instances françaises et européennes (ACFA et ACEA) et responsable technique de l’AIKI Club de Cannes. Décembre: SOCHAUX – premier stage national sous la direction technique de Maître TAMURA (8ème dan). Première rencontre avec Malcolm Tiki SHEWAN (6ème dan), spécialiste d’IAI (art de dégainer le sabre) et de KEN (escrime japonaise). Début d’une longue amitié et d’une étroite collaboration, toujours actuelles. 74 à 76 Février 74: (FONTAINEBLEAU) – première rencontre avec Maître CHIBA (8ème dan) et avec certains gradés de l’époque (ayant commencé leur pratique avant la venue de Maître TAMURA en France (1964) et élèves, pour la plupart, de Maître NORO) dont – pour ne citer que ceux avec lesquels les relations d’amitié ont perduré: René VANDROOGENBROECK, Michel BECART, Paul MULLER… De cette période et jusqu’au départ au service militaire (en avril 76 à la Martinique), participation systématique à tous les stages européens organisés sous la direction technique de Maître CHIBA (qui résidait en Angleterre): Paris, San-Sebastian (Espagne), Bruxelles, Strasbourg, Zurich, Bruges, Madrid, Bangor (Pays de Galles), St Maximin la Ste Beaume (siège social de l’ACEA), pour les principaux. Durant cette période, Maître CHIBA s’est occupé personnellement de ma formation (uke quasi exclusif avec Tiki Shewan), notamment au niveau de l’UKEMI et du KEN. Début 76, Maître CHIBA fait part de son intention de retourner au Japon. Au cours du dernier stage organisé sous sa direction en Europe durant cette période (près de Bruges en Belgique), Maître CHIBA m’a très vivement encouragé à poursuivre ma pratique, ajoutant que «j’avais un bon corps pour çà». Parallèlement, je n’ai cessé de suivre Maître TAMURA, dont la maîtrise technique ne cesse de m’impressionner encore aujourd’hui. Parmi les nombreux stages que j’ai suivis sous sa direction durant cette période, Madrid et les stages de St Maximin la Ste Beaume resteront gravés dans ma mémoire comme le souvenir d’une ambiance, d’une qualité de travail et d’un état d’esprit aujourd’hui révolus. Sans oublier un stage à Strasbourg en 1975 au cours duquel Maître TAMURA a confié à Tiki la direction de son cours pour une initiation des stagiaires au IAI et l’a très officiellement recommandé pour la pratique de cet art. C’est à cette occasion que je l’ai pratiqué pour la 1ère fois. 1975 a également été marqué par la 1ère visite du DOSHU en Europe. J’ai participé à l’ensemble des manifestations organisées à cette occasion en France et en Belgique, tant sur que hors tatami. Avril 1976: départ au service militaire et affectation à Fréjus, ce qui m’a permis de me rendre fréquemment à Cannes pour pratiquer avec Tiki qui y résidait depuis 1974. Juillet 1976: départ pour la Martinique pour une année durant laquelle j’ai pratiqué avec les autochtones et dans le cadre de la caserne. 1977 Juillet: retour du service militaire et reprise des activités AIKIDO. Septembre: déménagement sur Aix-en-Provence pour suivre l’enseignement de Maître TAMURA dans les clubs où il enseignait et notamment le club universitaire de la faculté d’Aix, et opportunément dans tous les stages où il était possible de l’accompagner. Premières rencontres avec Stéphane BENEDETTI (6ème dan) avant son départ au Japon, et avec Toshiro SUGA (6ème dan) fraîchement débarqué du Japon. Novembre: obtention du 1er dan AIKIDO. 1978 Mars: à la demande de Maître TAMURA, déménagement sur Cannes pour assister Tiki dans la promotion de l’AIKIDO au niveau de la région Côte d’Azur. A l’époque, il encadrait plusieurs clubs sur Cannes – où il résidait -, Monaco, Nice et Draguignan. De cette période jusqu’au premier voyage de Tiki au Japon en 1981, ma vie et mon temps ont été consacrés en priorité et exclusivement à la pratique du BUDO. Dès mon arrivée, j’ai entrepris l’étude du IAI, ainsi que du JODO qui avait été enseigné à Tiki par Maître MITSUZUKA au cours de ses études avec lui. Ce maître japonais, 7ème dan d’IAI et 4ème de JODO, avait été invité par Maître TAMURA au stage de VILLEFRANCHE DE ROUERGUE pour promouvoir la pratique du IAI parmi les élèves d’AIKIDO. Au cours de cette période, à l’occasion de stages dirigés...

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